Pour les curieux le mode d'emploi est ici : http://www.chromium.org/chromium-os. Attention les enfants, ne faites pas ça chez vous, c'est dangeureux !! Du moins si vous ne maitrisez pas les bases de la ligne de commande Unix, du chroot et autres joyeusetés. Après quelques heures pour m'installer un environnement neuf sous Ubuntu Karmic 9.10 en machine virtuelle (pour ne pas risquer d'abimer mon OS perso) et télécharger tout le matériel nécessaire pour compiler Chromium OS, me voici parti.

La compilation prend du temps mais c'est le pc qui bosse donc pas trop dur pour moi. Les scripts de Google sont plutôt bien fait, je n'ai eu qu'une erreur parce que j'avais oublié de renommer un fichier (j'ai pas bien lu le manuel). Autrement tout se passe bien. Pour tester l'OS sans l'installer sur une machine ou sur clé USB, j'ai choisi l'option image VMWare, qui se génère aussi à partir d'un script. Et c'est parti !!

Chromium OS est présenté comme un système d'exploitation rapide et sécurisé. C'est relativement facile dans le sens où Google a viré tout ce qui ne lui sert pas dans un OS. Il ne reste quasiment que le navigateur Chromium.

Le pc démarre très rapidement (sur VirtualBox l'écran de login est là en 5 sec). Le compte utilisateur à saisir est votre compte gmail. Une seconde plus tard le navigateur apparait, verrouillé en plein écran, avec les onglets Gmail et Calendar ouverts. Il y a un onglet supplémentaire sur la gauche, censé donner accès à tout plein d'application :

Pas de chance, la page correspondante, à l'URL http://goto.ext.google.com/crux-home s'appuie sur un service de redirection de Google pour lequel il faut posséder un compte "corporate" @google.com

Pour terminer, mes impressions sur ce nouveau système. Ce n'est pas un OS !!! Du moins pas dans le sens compris par le commun des mortels. Ce serait génial pour faire une borne libre-accès Internet, si l'accès n'était pas lié à la possession d'un compte GMail. Mais comme le code source est libre, on verra peut-être apparaître d'autres système du même type, mais libre. Affaire à suivre, Google is not evil :-C