Shibuya, 13h, 22 mars
Ce matin du troisième jour, était grasse mat' jusqu'a midi. Un Français a emménage dans la chambre, mais il ne sait pas combien de temps il restera dans cette chambre, l'auberge étant bien remplie. Levé trop tard, je n'ai pas pu prendre le petit déjeuner à l'auberge. Du coup je suis entre dans un "coffee shop" (le terme Anglais est utilise ici pour le café) dans l'espoir d'avoir un chocolat chaud, mais ici encore ils n'en avaient plus. Je me suis rabattu sur un café a 650円 (5,2 €) en évitant le menu café-curri (une assiette de riz accompagne de viande en sauce). Le café était accompagne de crème liquide servie dans un minuscule pichet métallique, était trop "kawai" (ou "c'est mignooonn" selon Gad).

Le programme de la journée : Shibuya, Yoyogi et le sanctuaire Meiji de Harajuku. Enfin selon la météo j'aviserai... Direction Shibuya, facile, c'est la ligne Asakusa de bout en bout (je maîtrise le métro Tokyoïte). A l'entrée du métro j'aperçois le marathon de Tokyo. Pas beaucoup d'Européens.

Arrive a Shibuya, je demande le relevé de mes opérations PASMO pour faire mes comptes : plus que 8.000円 (64 €).

Shibuya, 15h
Sorti de la gare de Shibuya, c'est la surprise. Je suis devant un grand carrefour grouillant de monde, avec des immeubles tout autour ou clignotent néons et vidéos publicitaires sur écrans géants, accompagnes de pubs de toutes sortes.

C'est a cote de ce carrefour qu'on retrouve la statue du chien Hachiko, qui venait chaque jour a la sortie du métro attendre son maître, et ceci longtemps après la mort de ce dernier. Véritable mascotte du quartier, il est utilise sur de nombreuses affiches. Je m'installe un moment au premier étage d'un Starbuck Coffee pour avoir une vue plongeante sur le carrefour de Shibuya, célèbre pour ses passages piétons dans tous les sens. Preuves en vidéos a l'appui, le carrefour est rempli de monde des que le feu piéton passe au vert, et la place est rendue aux voitures des le bonhomme rouge.

L'immeuble du Starbuck accueille en fait un Tsutaya, la FNAC locale. Je flâne un moment dans les rayons pour en conclure que les Japonais ont une bonne culture niveau musique. Et le rayon dessins animes est formidable. J'y ai découvert un Ghibli inconnu en France, dont j'ai demande la transcription littérales du Japonais en caractères latins : "Iblard jikan" (イバラード時間). La encore les Japonais ont tout fait pour trouver une réponse a ma question.

Après le Starbuck/Tsutaya, je suis entre dans un magasin d'électronique. Le "Sony Vaio P" y est mis en évidence des l'entrée, mais ce n'est finalement pas beaucoup moins cher qu'en France, 99.000円 (800 €) contre 1000 €. Peut-être trouverai-je moi cher à Akihabara. Contrairement à ce que je pensais ou avait entendu, le Japon n'est ni plus cher, ni moins cher que la France. Cela dépend un peu des produits, mais pour peu qu'on s'adapte au mode de consommation local (avec poisson et riz tous les jours), on s'y retrouve (malheureusement il faut oublier steak et fromage). J'ai un peu bave sur la DSi, dernière née de chez Nintendo, qui propose même une application "plan interactif du métro de Tokyo". Mais cette dernière est zonée et aux dernières nouvelles non-crackée.

Shibuya, 17h
Deuxième pause casse-croûte au Burger King. La viande a eu raison de moi. Sauf que je m'attendais à trouver un burger un peu plus gros. Avec le burger, le menu propose des rondelles d'oignons panées (comme les calamars a la Romaine), et il y a trois goûts de thé (je n'ai compris que le "straight", sans sucre, ce qui me va très bien).

De la fenêtre du premier étage, j'ai observe un moment les passants. C'est difficile de dire quelle est la mode car il y a vraiment de tout. Souvent en gris ou noir, avec des petites touches de couleur, mais parfois avec des vêtements très colores, flashy ou non. Tout passe bien, du costard au jogging orange et vert. Cote féminin, une tendance se dégage : la jupe courte (voire osée aux normes Françaises, mais ici c'est normal) et les bottes, avec souvent des collants ou des chaussettes au dessus du genoux. La variante mini short est possible, ou bien des ballerines a la place des bottes. Mais ma tenue préférée, c'est quand même l'uniforme d'étudiante : veste, jupe plissée, chaussettes a mi-mollet ^^, qu'elles n'hésitent pas a porter même le week-end. Pour les hommes, il est surprenant de voir des jeunes porter costume et cravate, et ce même en fin de semaine, mais en général ça reste assez classique, Jean, T-shirt, blouson, veste, même si pour eux aussi les tenues extravagantes sont courantes et bien accueillies par la population Japonaise (a par les vieux ^^). Et lorsque la pluie se met à tomber, le parapluie transparent fait fureur!!

Asakusa, 22h.
Ce soir, avec mon camarade de chambre Grand-Breton, nous sommes allés dans un restaurant de sushis "go round". C'est ces fameux restaurants ou les sushis font le tour du bar sur un tapis roulant, et ou la facture s'établit a partir du nombre et de la couleur des assiettes consommes. C'était bon, avec une nouveauté en dessert : une sorte de gelée blanchâtre dans un sirop avec quelques fruits. C'est très bon mais je ne sais toujours pas ce que c'était...