Paris, 18 mars 2009

C'est aujourd'hui le grand jour. Ce soir à 22h30 un avion m'emmènera au Japon pour 10 jours de vacances au pays du Soleil levant. Et pourtant la journée n'avait pas commence différemment d'un autre jour. Je n'étais pas plus existe que d'habitude. C'est tout juste sur le chemin de l'aéroport que je me suis dit "ça y est, je pars au Japon". Mais sans plus. Il faut dire que j'étais fatigue, et la perspective de passer 11h entre deux sièges ne m'enchantait guère. Ce n'est qu'en allant enregistrer mes bagages que j'ai réalise. J'y ai appris une bonne nouvelle : j'ai été surclasse (en tant que fils d'agent Air France, si la classe éco est surbookée, la compagnie peut décider de nous placer en classe affaire pour libérer les places éco requises pour les autres passagers). Des lors j'ai profite de chaque instant du voyage.

La salle d'attente avant embarquement commençait à se remplir. Principalement des Japonais. Je m'assoie a cote de l'une d'elles, en demandant la permission, et v'là-t'y pas que celle-ci commence a taper la discussion en Franglais. Très sociables les Japonais, peut-être plus que moi qui à cette heure tardive avait plutôt envie d'être tranquille. Désole Mademoiselle... "Sumimasen".

08A. Le plus petit numéro de siège de ma vie. La classe affaire, une grande découverte. A peine assis dans un fauteuil de ministre, l'hôtesse nous apporte champagne ou jus de fruit. La demi-heure précèdent le repas m'a permis de découvrir ma place et l'occupant voisin. Très agréable voisin : un "salary man" bien élevé et très aimable. Et de l'autre cote le hublot avec vue sur le réacteur.

Cote siège j'ai mis le temps pour le maîtriser. Inclinable presque a l'horizontale, avec repose-jambes pour former un lit bien plus confortable que les sièges eco. Tout électrique bien sur. Je découvre petit a petit les "cadeaux" caches dans les recoins du siège : un cintre pour suspendre une éventuelle veste, la classique couverture et son oreiller, mais aussi des petits chaussons et une trousse de toilette contenant chaussettes, brosse a dents, dentifrice, bouchons d'oreilles... L'accoudoir a la McGuyver révèle une tablette, une télécommande, une bouteille d'eau, un casque Seinnheiser et une prise électrique.

Viens ensuite le menu, apporte par une charmante hôtesse que je pense être relativement débutante, mais charmante quand même.

(Vous aurez le menu quand je l'aurai scanne)

La table est alors installée, avec nappe, serviette dans son rond Guy Degrenne et 3 couples couteau-fourchette. "3"? A mon regard dubitatif, l'hôtesse s'empresse de m'expliquer qu'il y en a un pour l'entrée, un pour le plat et un pour le fromage. "Whao, la classe". Pour compléter le tableau, une petite cuillère (trop usée pour l'ajouter à la collection familiale), des plats servis dans des vraies assiettes et une jolie sélection de vins. Le dessert clos le tout avec un sorbet citron accompagne de miniatures de boule coco, de calisson d'Aix et de quatre-quarts. Pour digérer, je demande a l'hôtesse une tisane, et elle me conseille la citronnelle de chez Fauchon, qui vaut le détour.

Extenué par toute cette finesse et par une grosse journée, je m'endors rapidement dans mon siège en mode couchette.

Oulan Bator, 15h GMT+9, le 19 mars
On dort vraiment bien en classe affaire. Mais il reste encore trop d'heures de vol. Pour m'occuper, je regarde en VOD le film "Largo Winch". A voir une fois, pas plus. Puis vient le petit déjeuner, a 17h GMT+9, c'est moyen. Je ne comprendrait jamais pourquoi dans l'avion on reste a l'heure du pays de départ, alors qu'il faudrait au contraire s'habituer aux horaires de destination. Enfin bref, il fait quand même faim.

C'est après le repas que j'ai finalement fait connaissance avec mon voisin. On devait remplir la carte d'immigration et j'avais quelques questions auxquelles il a répondu très gentiment (vous verrez, ils sont très gentils les Japonais). Il m'a ensuite pose quelques questions sur mon voyage et m'a donne une astuce pour me rendre plus vite a l'hôtel.

Tokyo, 19h30 WELCOME JAPAN

Sorti de l'avion, direction l'immigration où ils ont des jolies machines NEC sous WinXP pour prendre les empreintes digitales et une photo, pré-requis a l'entrée sur le territoire. Pas plus complique que ça pour peu que vous n'ayez pas répondu "oui" a une des questions du formulaire.

Arrivent ensuite les bagages. J'ai été épaté par leur système. Comme dans d'autres aéroports, il y a un tapis circulaire où défilent les bagages. Mais ici, ils sont bien ranges, pas en tas de bordel. En effet, le tapis qui dépose les sacs sur le tapis circulaire s'arrête lorsqu'il y a déjà des sacs devant lui. Il ne dépose un nouveau bagage que s'il y a de la place devant lui. Vraiment top.

Apres avoir récupéré mon sac qu'une jolie Française voulais me prendre parce qu'elle avait le même (décathlon powa), je passe la douane ("Nothing to declare") et me retrouve enfin sur le sol Japonais !! "Tadaïma"

Il m'a bien fallu une demi-heure pour trouver la boutique NTT Docomo ou m'attendait mon "keikaï" Japonais (Les Japonais sont très serviables mais ne comprenais rien a ce que je voulais). Et oui, parce que les téléphones GSM/EDGE ne fonctionnent pas ici. Donc mobile PDC/3G de rigueur, avec ma carte SIM Française dedans. Euréka, ça fonctionne ! Petit coup de fil a Yuka, ma correspondante locale et aux parents (ouf il est 12h30 en France), et direction la prochaine épreuve : le PASMO.

Tokyo, 21h30 PASMO

Le PASMO, c'est un Navigo, mais en mieux. A savoir qu'a Tokyo il y a plusieurs compagnies de métro différentes, donc plusieurs tickets et c'est la merde pour la facturation. Mais avec le PASMO pas de problème. On badge a l'entrée au portillon... Ah non en fait il n'y a pas de portes, du moins elles sont déjà ouvertes, et se ferment si on ne badge pas au passage. Puis on badge a la sortie, et le prix de la course est décompté sur le PASMO. Il m'a suffit d'une minute pour avoir un PASMO a mon nom sur un distributeur automatique.
Mais le PASMO c'est aussi un Monéo. De nombreuses boutiques acceptent le PASMO comme moyen de paiement.

Tokyo, 21h, Le SkyLiner
Direction l'hôtel, d'abord en SkyLiner puis en taxi, parce que moi fatigue et pas envie de chercher l'hôtel. Le SkyLiner c'est entre le métro et le TER. Le métro parce que ça secoue, et le TER parce que c'est rapide, confortable et silencieux. Pour l'instant, je n'ai toujours pas compris ou se situe la ligne sur mon plan... Je n'ai pas vu certaines stations ou la ligne passe...
Pendant ce trajet j'ai vu de nuit la banlieue de Tokyo. C'est comme chez nous, avec plein d'immeubles. Ce qui diffère, c'est que beaucoup d'immeubles on les couloirs et escaliers a l'extérieur, et devant chaque porte brille une lumière. C'est donc très joli de voir ces murs de lumières dans la nuit.

Tokyo, 22h, gare d'Ueno
Aucun problème dans le SkyLiner, rapide, confortable : efficace. En sortant de la gare je me dirige vers les taxis, bien indiques et la petit doute. Le chauffeur de taxi place premier de la file d'attente ne parlais pas Anglais. Ses collègues sont venus à la rescousse pour lui expliquer ou il devait me mener, alors même que j'avais l'adresse précise de l'hôtel, le "Sakura Hostel" et que tous les taxis sont équipés de GPS. Je pars donc dans ce taxi.
Un peu inquiet de ma destination, je surveillais le plan affiche sur le GPS du taxi. Grand bien m'en a pris car le taxi s'est arrête a quelques centaines de mètres de mon hôtel, devant le "Sakura Inn". Heureusement j'avais repéré sur le GPS la position du petit parc d'attraction situe juste a cote de mon hôtel, et n'ayant pas l'envie de re-expliquer le chemin au taxi et de payer plus cher, j'ai continue a pied. En demandant mon chemin a l'agent de faction au commissariat de quartier du coin (environ 10m2) j'ai finalement atteint ma destination.

Tokyo, 23h, Sakura Hostel
L'hôtel que j'ai réservé est en fait une auberge de jeunesse. J'ai droit à un lit (normal, pas une boite de conserve) et un casier dans une chambre de 25m² à partager en 6. Différent des hôtels que je fréquente d'habitude avec mes parents, mais tant qu'a partir a l'aventure, autant le faire vraiment.
A l'entrée je tombe sur un groupe de personne qui comprennent parfaitement mon "bonsoir" fatigue. Chic des Français. Crevé par le voyage je ne cherche pas plus la discussion. Je ne rêve que de poser mes affaires, prendre une bonne douche et manger. Ensuite je verrai pour discuter.
Apres ma douche, je pars a la recherche d'un "kombini". Le kombini, c'est un élément clé de la vie Japonaise. C'est une petite superette de quartier, mais qui peut vous rendre de nombreux services a toute heure du jour et de la nuit. Mon bouquin ("Les Japonais", de Karyn Poupée) dit qu'on peut trouver jusqu'a 5 kombini dans un rayon de 500m. Effectivement, il y en a 2 autour de hôtel Je me dirige vers le plus près en quête de mon repas.
Arrive au kombini, je me promène dans les rayons à la découverte de la nourriture Japonais. Mon choix se porte sur une bouteille de thé, 2 "onigiri" et un smoothie VERT. Autant les onigiri (boules de riz farcies de divers ingrédient, ce soir du thon mayonnaise) étaient bon, autant je n'ai pas pu terminer le smoothie vert au goût d'asperge ou de haricot vert.. Baahhh

Tokyo, 01:00am, 20 mars
Enfin installe dans mon lit, je fais le point sur la journée : tri des papiers, comptes. J'ai encore du mal à estimer la valeur du Yens. Je calcule avec l'aide des mes camarades de chambre le rapport Euro-Yen : 100\ vaut 0.8E (arrondi légèrement au dessus pour ne pas dépenser trop ;) ma réserve de monnaie est partie vite aujourd'hui : presque 5.000\, soit 40E, et il faudra que je recharge mon PASMO, presque vide après le transport et le kombini.